mercredi 23 décembre 2009

Une taxe sur les salons auto-bronzants




Aux Etats-Unis, la réforme de la sécurité sociale est sur le point de passer. Mais on se demande encore comment trouver les moyens de financer cette réforme. Pendant un temps, il était envisagé  d'instituer une taxe sur la chirurgie esthétique. Les statisticiens étaient formels: les revenus liés à cette taxe étaient estimés à 5,8 milliards de $. Mais, édicter une telle taxe au pays de Nip Tuck est encore plus difficile que d'imposer un système de sécurité sociale efficace! Les médecins américains, très opposés à ce projet, mettaient en avant le risques d'évasions fiscales esthétiques et de perte de compétitivité Amricaine, alors que le continent connait déjà une concurrence féroce dans le domaine (et oui...la chirurgie esthétique au Brésil....)

D'où l'idée d'instituer une taxe sur l'industrie du bronzage.



Les syndicats de médecins américains sont plutôt d'accord avec cette taxe.  Ils mettent en avant  le fait que les UV sont nuisibles pour la santé.  La taxe permet donc d'inciter les individus à limiter leur consommation d'UV. En outre, elle répond à la même philosophie que la taxe sur la chirurgie esthétique: faire supporter le coût des prestations de santé vitales et nécessaires aux personnes qui exposent des dépenses superflues.

Le lobby des lampistes UV américain se mobilise, mais il représente bien peu de choses à coté des chirurgiens esthétiques. Il y a bien des chances pour que cette taxe soit effective dans peu de temps.


Après le débat sur le concept pollueur-payeur qui a donné lieu à la mise en œuvre de certaines taxes sectorielles en France (TGAP, taxe sur les dépenses de publicité et surtout la fameuse taxe carbone...) on se plait à imaginer les discussions que pourraient occasionner l'institution d'une législation fiscale basée sur le concept de beauté naturelle et artificielle par rapport à la contribution des individus due à la société....

Loin de taxer la chirurgie esthétique (qui se retrouve en fait assez souvent indemnisée), en France,  on sait bien que pour l'écologie comme pour la défense du système de sécurité sociale, quand il y a des nouveaux impôts, c'est toujours les lampistes qui trinquent.

Rédacteur: Stanislas LHERITIER
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